Le roman de Maman

Notre séjour en Polynésie Française, en 5 chapitres, 4 tomes et 1000 photos... C'est cadeau !

L'accroche, comme la page, ont été éditées par Annabelle. Le reste, c'est bien Maman !

Le Relais Fenua, à Tahiti :
ambiance... charentaise
Le Fare Vaihere, à Moorea :
trop parfait !
La pension Ariitere, à Huahine : standing en baisse, mais accueil très sympathique Le Sunset Hill Lodge, à Bora Bora :
mon coup de cœur
La pension Martine à Rangiroa :
ambiance familiale

Chapitre 5 : La pension Martine à Rangiroa : ambiance familiale

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La dernière île que nous visitons se situe dans l’archipel des Tuamotu, c’est un atoll, une île « plate » (point culminant à 12 mètres au dessus du niveau de la mer). Plus exactement c’est un chapelet d’îles plates, qui entourent le deuxième plus grand lagon du monde. L’île de Tahiti logerait dans ce lagon. L’île principale fait 12 kilomètres de long, sur quelques centaines de mètres de large. Une seule route la parcourt d’un bout à l’autre, du village d’Avatoru à la passe de Tiputa

A l’aéroport, nous sommes accueillis par Martine. La pension est toute proche, au milieu de l'île, à 6 kilomètres des deux bouts. Là je me dis : « tu n’as pas très bien choisi, c’est loin de tout ». Mais Alexandre rétorque : « ne t’inquiète pas, je crois qu’en fait on n’est loin de rien ! » Et il a raison : au village d’Avatoru, il y a deux églises, la caserne des pompiers, le quai d’embarquement, l’agence d’Air Tahiti ; le long de la route, le collège, la gendarmerie, la ferme perlière Paul Gaughin, quelques pensions, un hôtel de luxe, le Kia Resort ; du côté de Tiputa, un centre de plongée et deux snacks.

Notre bungalow est juste au bord du lagon. L’intérieur est très simple : pas de réfrigérateur, pas de rideau de douche, pas de moustiquaire (il faudra faire brûler les spirales qui puent). Nous devons déplacer un petit meuble pour installer nos bagages. Cette pension n’était pas référencée dans le guide Lonely Planet, je l’ai trouvée sur un site réservé aux résidents en Polynésie. J’ai contacté directement Martine par mail, sans passer par un site internet. C’est différent des hébergements précédents, mais je ne regrette pas. On aurait juste apprécié que des vélos soient mis à disposition (on peut louer des vélos à Tiputa, mais c’est cher, 20 euros par jour et par vélo, et pas pratique du tout, puisque c’est déjà à 6 kilomètres de la pension). Heureusement, le stop marche très bien !

Ici, c’est demi-pension obligatoire. Les repas se prennent autour d’une grande table, avec toute la famille : Martine qui tient la pension, Joseph son mari, leur fille qui passe la moitié de son temps en Chine, leur fils qui étudie à l’école de commerce de Marseille. Le dernier fils est au lycée à Tahiti et ne rentrera qu’à Noël. Au premier petit déjeuner, il y avait aussi une sœur de Joseph, avec son fils, et un frère de Joseph, directeur de l’école à Tikehau. Joseph est un personnage : actuellement directeur de l’aéroport, il est aussi propriétaire du principal « supermarché » de l’île (un hangar bleu), il a été patron d’une ferme perlière et a gagné beaucoup d’argent avec cette activité avant que celle-ci ne périclite. Il a été assez puissant pour avoir été vainqueur une fois de la fameuse course en pirogue Hawiki Nui Va'a. Il accuse le gouvernement polynésien d’avoir provoqué le déclin de l’industrie perlière pour mettre un terme à la puissance des patrons de fermes perlières, trop riches, contrôlant la plupart des mairies…

A Rangiroa, on vient pour plonger. Annabelle et moi faisons notre deuxième baptême de plongée (après celui à Mayotte). C’est stressant, mais ça vaut le coup ! Alexandre, malheureusement, est trop enrhumé, il devra se contenter du snorkeling.

A part ça, nous faisons une excursion sur le lagon jusqu’au site dit du « lagon bleu » (une heure de traversée en bateau à moteur au cours de laquelle je trouve le moyen d’attraper une insolation) et nous épuisons tous les jeux de cartes à trois que connaît Alexandre.

C’est la fin de notre séjour en Polynésie. Il est prévu qu’Alexandre rentre avec nous à Tahiti, et y attende François qui doit revenir seulement trois jours plus tard de Fakarava. Au cours de notre dernier dîner, Martine lui demande s’il a un hébergement à Tahiti, et comme ce n’est pas le cas… elle lui propose de rester trois jours de plus dans notre bungalow, qui est libre. Et voilà comment il gagne trois jours d’hébergement gratuit ! Merci Martine !

Pour Alexandre, l'aventure continue. Pour Annabelle et moi, c'est le retour en France : 40 heures de voyage, de la pension Martine à Rangiroa, jusqu'à notre appartement à Grenoble.


rangiroa : image à mettre
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