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Aux portes du Mustang - Tour des Annapurnas

Itinéraire: Tour des Annapurnas

Dimanche 24 Septembre 2006

Region: Népal

Orientation: Toutes

Difficulté: R+

Dénivelé: 1300m

Durée: 14 jours

Participant(s): DelphineB, PhilippeD

Description:

Accès: Grenoble, Lyon, Paris, Doha, Katmandou.



J1/J2

Vols - 23h de voyage ; 7h, arrivée à Katmandou. Une file énorme pour l'établissement du visa d'autorisation d'entrée au Népal. On retrouve Benoît, Françoise et Sylvain. Les portes de l'aéroport dépassées, une meute de gens nous abordent pour transporter nos bagages ou servir de taxi. On traverse une partie de la ville pour rejoindre notre hôtel ; habitations en ruines, en tôles, chiens errants, minuscules boutiques vétustes... Ca klaxonne de partout ! On constatera plus tard que le klaxon est l'unique moyen de signalisation, il gère la circulation...

J3 Katmandu Pokara Nayapul Birethanti

L'équipe Népalaise nous rejoint pour le grand départ.
Nous montons dans un minibus « TATA » sur une route, nous l'apprendrons plus tard, qui est une des plus dangereuses du Népal, c'est-à-dire, de la planète et de tout l'univers ! Au premier dépassement, nous croyons notre dernière heure arrivée. Mais non, le chauffeur maîtrise. Même si les clignotants sont remplacés par une main tendue version cycliste, tout le monde se comprend sur cette route.
Heureusement, quelques haltes dans des restos routiers Népalais sélectionnés pour les touristes permettent de se soulager, et évitent ainsi de ce faire dessus à la première montée d'adrénaline.
Arrivés fourbus, sourds et trempés de sueur, nous marchons une demi heure jusqu'à notre premier Lodge, à Birethanti, où nous attend l'Everest, LA bière népalaise.


J4 Birethanti Tirkhedunga Ulleri

Après une bonne nuit, premier petit déjeuner népalais, omelette et autres crêpes qui tiennent au corps. Ainsi lestés, nous partons pour la première journée de trek. Sherpa devant et tous derrières, motivés, il le faut, pour gravir 1000m d'escaliers népalais.
Bien sûr, il fait chaud, très chaud...
Kshitij, notre guide francophone, démarre juste sa saison, et commence à éliminer les surplus dus à de trop longues soirées passées à jouer au poker. Il faut donc s'arrêter chaque demi heure, pour boire le thé.
Benoît quant à lui, goûte aux joies des ponts suspendus, plus encore lorsque devant lui, nous sautons tout ce que nous pouvons pour le faire balancer.
Traversant une végétation tropicale, (bananiers, bambous, cactus, cannabis), nous arrivons, avec les nuages à Ulleri, 2080m.


J5 Ulleri Ghorepani

Nous remontons une immense foret de rhododendrons, version « géant vert ».
Arrivée à 2850m, encore une fois avec les nuages, mais cette fois, nous apercevons Dhaulagiri, Annapurna, Nilgiri, Tukuche...
La soirée se passe, entre deux coupures d'électricité, à se « morfaler » avec le Dal Bat, « riz et lentilles », plat national et préféré de notre équipe locale.


J6 Ghorepani Tatopani

Lever féerique : de la fenêtre de la chambre, nous découvrons sur fond de ciel bleu les sommets tant espérés. Petit déj' vite avalé, tout le monde sort pour une séance de photos au dessus du village.
Face à ces barrières de plus de 8000m, nous sommes comme un Léonardo sur la proue du Titanic, appareil numérique en plus.
Maintenant, il faut redescendre, 1600m de ces escaliers qui font souffrir les genoux de notre guide pas encore affûté.
Le soir à Tatopani, village aux sources d'eau chaudes, monter aux chambres est pour certains l'ascension de trop !

J7 Tatopani Ghasa

Après une nuit dans un lodge miteux, nous nous extirpons de l'humidité ambiante. Vite, le soleil devient de plomb, et la halte du midi (soit 11h15 locale), près des immenses cascades nous rafraîchie trop peu.
Contrôle zélé de l'armée népalaise à l'issue d'un long pont suspendu, seul accès au Mustang et à la Kali Gandaki. Pas de maoïste parmi nous, tout va bien !
Continuant notre montée de 1100m, nous découvrons peu à peu des forêts de conifères, « comme à la maison », bien que des cultures de maïs à près de 2000m l'altitude remplacent les habituels tracés de pistes de ski que nous connaissons.
Tout le monde se retrouve assoiffé dans un lodge magnifique avec jardin intérieur pour vider des canettes.

J8 Ghasa Tukuche

Peu à peu, nous nous rapprochons du Nilgiri en remontant le cours de la Kali Gandaki. Cette rivière fantaisiste au lit couvert de fossiles était là bien avant les montagnes. Ancienneté oblige, elle a décidé, et c'est la seule, à couper en deux la chaîne himalayenne plutôt que, comme ses consoeurs, de la contourner religieusement.

Nous la traversons à gué, eau glaciale jusqu'à mi cuisses, luttant contre le courant. Crise de fou rire générale, et bonheur pour pieds et mollets martyrisés par les kilomètres.

Arrivée à 2550m.

J9 Tukuche Kagbeni

Une bonne nuit et un oeuf au plat plus tard, nous reprenons le cours de la rivière, longeant les vergers aux pommiers importés du japon. Montée tranquille dans une vallée qui s'élargie : Gandaki était un grand fleuve autrefois. Le vent violent remonte vers le plateau tibétain nous empêche de respirer. Les rafales, à plus de 100km/h courbent les caravanes de pèlerins que nous croisons, de retour de Muktinath.
Visite d'un temple ancien, consacré au bouddhisme tibétain. Notre balade du soir s'arrête devant les portes du haut mustang : au-delà, plus aucun village, ni habitation. Et permis de trek à 800euros...

J10 Kagbeni Muktinath

La patronne du lodge offre à chacun un foulard, offrande porte bonheur pour les marcheurs. Ainsi parés nous savons que la prochaine montée sera notre dernière, et que passés les 1000m qui nous élèvent vers le Muktinath et son temple, il ne nous restera plus qu'à " retourner "...
Nous sentons les 4000, les coeurs accélèrent. Tout comme Kshitij qui, l'entraînement revenant, se sent pousser des jambes neuves.
Nous visitons le(s) temple(s) : cet endroit est un lieu de pèlerinage espéré par chaque népalais, tant bouddhistes qu'hindouistes.
Notre nuit en altitude est belle

CR: